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Confidences féminines (Rétif, Nuits de Paris, 1788, t. I) - Sergent

Notice #006455

Image HD

Série de l'image :
Rétif de la Bretonne, Les Nuits de Paris, 16 vol. in-12°, [Londres,] 1788-94
Auteur(s) :
Sergent, Antoine François (1751-1847)
Date :
1788
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
8-Z LE SENNE-5618 (2)
Sujet de recherche :
F. Tsang-Kwock, Les Nuits de Paris de Rétif, texte et illustration
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :
DEV-0801-000398
Date de commande :
10/04/2008
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
Trois femmes invitent le Spectateur-nocturne à souper afin qu’il donne son opinion sur les prétendants de l’une d’elles.
   P. 264
    « Arrivé dans le quartier, je cherchais la porte, lorsqu’il vint à côté de moi une Petite fille, qui paraissait se mettre à-couvert sous l’auvent d’une porte fermée. Elle me sourit, sans me parler. Elle était d’une figure charmante, ét je la fixais : Elle me prit la main. La sienne était douce et blanche, son bras parfait. Je retins la main qu’elle m’avait donnée, pour lui demander, Ce qu’elle désirait de moi ? Je ne rapporterai ni sa reponse, ni mes répliques. Je compris seulement, que c’était l[a] Cadette des deux Demoiselles Demerup. Je lui dis que j’alais chés sa Bonne, ét je la priai de m’y conduire.
    A mon entrée dans la chambre, au quatrième, je trouvai la Gouvernante ét la Sœur-aînée, jeune personne de seize ans, ét plutôt belle que jolie, toutes deux fondantes en larmes. J’entrai le premier. La Jeune personne fit un cri de frayeur, ou d’horreur ; mais la Gouvernante me reconnut, ét la rassura. Je me retournai pour voir la Petite ; elle se cachait derrière-moi. Je l’appelai. Dès que la Sœur-aînée l’aperçut, elle courut à elle, ét l’embrassa plusieurs-fois : la Gouvernante la caressa également. Je savais ce que la Petite venait de me dire, ét j’attendais une explication. Elle me fut donnée ; mais elle est déchirante. »
Annotations :
2. Tome I. Planche après page de titre de la 2e partie, relative aux Nuits XXIX et XXX.
Au verso de la page de titre de la 2e partie, on peut lire, face à la gravure :
« [Tiret]
Sujet de la FIGURE de la II.de Partie :
Le Spectateur-Nocturne, chés la Devouée, au moment où elle va commencer sa confidence :
[Saut de ligne]
“En m’élevant jusqu’à lui, mon Maître m’a rendue mère de ses Enfans“.
[Saut de ligne]
La scène est en outre composée de deux Jeunes-filles de seize ét de onze ans, ét de quatre Petits garçons qui se retirent.
[Tiret]
Traduction de l’épigraphe,
Et la Nuit, et le vin, ét l’Amour osent tout,
La Nuit est sans pudeur, le Vin et l’Amour sans crainte.
[Tiret]
NOTA. On trouvera toujours la Table, à la fin de la Partie. Il est important d’y avoir recours, pour trouver, d’un coup d’œil, la suite des recits, dont le dénoûment est éloigné du corps de l’anecdote. »