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Marc Aurèle distribue au peuple du pain et des médicaments - Joseph Marie Vien

Notice #000763

Image HD

Série de l'image :
Paris, Salon de 1765
Auteur(s) :
Vien, Joseph Marie (1716-1809)
Date :
1765
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Histoire ancienne
Lieu de conservation :
Amiens, Musée de Picardie
Traitement de l'image :
Scanner
N° de commande :
68741
Date de commande :
25/08/2000
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
Collection particulière

Analyse

Analyse de l'image :
Livret du Salon de 1765 :
    « Par M. Vien, Professeur.
    18. Marc-Aurele faisant distribuer au peuple du pain et des médicaments dans un temps de famine et de peste.
    Ce Tableau de 9 pieds 8 pouces, sur 8 pieds 4 pouces, est destiné pour la Galerie de Choisy. »
   
   Mathon de la Cour, p. 18 :
    « Le principal tableau de M. Vien représente Marc-Aurele, qui fait distribuer des remedes & des aliments dans un temps de famine & de peste : on y voit des femmes expirantes, & des enfants en pleurs. Marc-Aurele paroît au milieu d’eux comme un Dieu secourable. Les Gardes & les Soldats qui l’entourent répandent ses bienfits de tous les côtés. Ce tableau est destiné pour la galerie de Choisy.
    C»esr un beau projet, Monsieur, qu celui de cette gamerie. Jamais sous les lambris des Rois on n’avoit encore employé les arts à un plus noble usage : on n’y verra ni des batailles, ni des triomphes, ni les crimes des Dieux, ni les fureurs des Conquérants ; mais des leçons précieuses de bienfaisance & de vertu. Ce sera un monument consacré à la mémoire des bons Princes ; monument bien plus utile que tous ceux qu’on destiné aux fameux Guerriers. Cat il est plus nécessaire, qu’on ne croit, de montrer en quoi consiste la vraie gloire. Sans les éloges prodigués à Alexandre, César n’eût pas bouleversé le monde. »
   
   Mercure de France, octobre 1765, p. 158-159 :
    « M. Vien a contribué aussi à la décoration de la galerie de Choisy, par un sujet très-convenable au point moral de ce respectable ensemble. Il a représenté Marc-Aurele, faisant en personne distribuer au peuple des alimens, des médicamens, & de l’argent dans un temps de peste & de famine.
    La tristesse nécessaire de l’aspect qu’offre ce sujet, la sévérité de la grande manière du Peintre, sont admirablement compensées par les excellentes parties de l’art qu’il a employées. de l’art qu’il a employées. Ces parties plus recommandables que le vulgaire ne pense, ont fait il y a déja long temps une réputation à cet Artiste ; non seulement elles la soutiennent, mais elles la confirment ; mais elles doivent l’étendre encore par ce dernier morceau. Cette opinion est celle de la plus saine partie des amateurs & de ses confrères le splus célèbres. Le public, auquel le grand mérite n’échappe jamais en entier, a vu aussi ce tableau avec attention, & en a paru satisfait en général.
    Nous ne pouvons nous dispenser, quoiqu’on k’ait remarqué avant nous, d’observer la justesse & la beauté du choix des sujets pour cette galerie. Quand on chérité les convenances, quand on en sent vivement le prix, qu’il est doux de penser que la maison de plaisance du meilleur des Rois, du Père des sujets dont il est adoré, portera tous les caractères du temple d ela bienfaisance, en retraçant les principaux traits de bonté des Dieux de l’humanité ! »
Annotations :
3. Pendant de l’Auguste de Vanloo et du Trajan de Hallé.