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Les Mille et une nuits. Le barbier & le boiteux (Cabinet des Fées) - Marillier

Notice #008520

Image HD

Série de l'image :
Marillier, Dessins pour le Cabinet des fées, 2 vol., 1785
Auteur(s) :
Marillier, Clément-Pierre (1740-1808)
1785
Nature de l'image :
Dessin (lavis)
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Manuscrits
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Fonds Rothschild, Picot 225
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
Un riche jeune homme de Bagdad tombe amoureux de la fille du premier cadi de la ville qu’il a vue arrosant un vase de fleurs à sa fenêtre. Avec l’aide d’une entremetteuse, il obtient un rendez-vous chez la Belle pendant que le cadi se rendra à la prière du midi. Au matin du jour dit, le jeune homme fait venir un barbier pour être rasé de près à son rendez-vous. Mais l’officieux barbier babillard n’en finit pas. Le dessin de Marillier illustre l’impatience du jeune homme pressé de se débarrasser de lui  : «  Continuez de me raser et ne parlez plus  ». Le jeune homme réussit enfin à filer jusqu’à la maison du cadi  ; il arrive un peu en retard, se glisse dans la chambre de la jeune fille, mais le cadi rentre plus tôt que prévu. Il donne la bastonnade à un de ses esclaves, dont les hurlements parviennent jusqu’à la rue. L’officieux barbier, resté posté dehors et inquiet de son jeune maître, est persuadé que le cadi l’a surpris avec sa fille et le bat à mort  : il ameute le quartier, demande qu’on lui ouvre, réclame le jeune homme à corps et à cris. Le cadi lui permet de fouiller sa maison. Le jeune homme s’est caché dans un coffre  : le barbier l’y trouve, le charge sur sa tête, l’emporte dehors. Le coffre tombe, estropie le jeune homme sous les risées du peuple. L’histoire est racontée par le tailleur qui, avec le médecin juif, le pourvoyeur et le marchand chrétien ont été tous les quatre involontairmeent mêlés à la mort du petit bossu, le bouffon du sultan de Casgar, aux extrémités de la Grande Tartarie. Le sultan leur promet la vie sauve s’ils réussissent à raconter une histoire plus extraordinaire que celle même de la mort du petit bossu.
Annotations :
1. Au-dessus du dessin à gauche « les mille et une nuit », à droite « tom. 2ème 6ème est. »
Légende dans le cartouche : « continuez de me raser et ne me parlez plus. »
2. 3e illustration du volume 8.