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Avantures du Sauvage Kolao (Gueullette, Contes chinois T2, 1728)

Date :
1728
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Vet. Fr. II A 350

Analyse

Annotations :
1. Au-dessus de la gravure à gauche « Tom. 2e. », à droite « pag. 29. ».
La gravure n’est pas signée.
2. XIII. soirée. La gravure est placée face à la page 29, dernière page du conte.
Analyse de l'image :
L’âme du mandarin Fum-Hoam passe de corps en corps, avec à chaque fois de nouvelles aventures. Ici, Fum-Hoam s’est incarné dans Kolao. Cette aventure se déroule probablement, nous dit Gueulette, au Canada.
    Le narrateur, qui est donc ici Kolao, perd un fils et il allait en mourir de désespoir, quand un de ses camarades lui parle du pays de Pat-Koot-Parout, dont un des Anciens du village a révélé qu’on pouvait ramener les âmes des morts et ainsi les ramener à la vie (c’est la scène représentée en haut de la gravure).
    Kolao part donc en expédition, avec trois camarades, à la recherche de Pat-Koot-Parout, pour ramener son fils à la vie. Ils doivent pour cela traverser un étang, et dorment en piquant des perches dans le fond de l’eau et en y attachant des filets de coton (c’est la scène du milieu de la gravure).
    Arrivés au terme de leur voyage, ils rencontrent le géant Pat-Koot-Parout : « nous pensâmes mourir de frayeur, lorsqu’approchant d’une cabane, semblable ç celle de notre isle, à l’exception qu’elle étoit d’une hauteur prodigieuse, nous y apperçumes un homme, ou plu^tot un géant, armé d’un arc & d’une massue terrible ; il jeta sur nous des regards étincelans de colère, & nous parla dans ces termes : “Qui que vous soyez, disposez-vous à mourir, puisque vous avez eu la témérité de passer ce trajet & de venir dans le pays des morts ; je suis Pat-Koot-Parout, le gardien, le maître, le gouverneur de toutes les armes.”
    Le géant avait déjà sa massue levée pour nous assommer tous, lorsque me jetant à ses pieds, je le conjurai, autant par mes larmes que par mes discours, d’excuser la témérité de mon entreprise qui méritoit soute sa colère. »
    Survient l’âme de Kolao, il supplie le géant de lui permettre de la ramener avec lui. L’âme devient grosse comme une pomme que le géant enferme dans un sac de cuir et attache au cou de Kolao. (C’est la scène du bas sur la gravure : le géant donne à Kolao l’âme de son fils enfermée dans un sac.)
    Kolao et ses camarades rentrent sans encombre à leur village en retraversant l’étang et en dormant à nouveau dans les filets, et ils racontent leur aventure. Malgré la défense expresse de Kolao, sa femme ouvr ele sac et l’âme de son fils retourne chez Pat-Koot-Parout. Furieux, Kolao tue sa femme.
Sources textuelles :
[Gueullette,] Contes chinois, ou les avant. merv. du mandarin Fum-hoam (1723)
T. II. Avantures du Sauvage Kolao. XXVe soirée, p. 33

Informations techniques

Notice #008680

Image HD

Identifiant historique :
A7999
Traitement de l'image :
Image web