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Les épousailles de la Reine (Cycle de Marie de Médicis) - Rubens
Les épousailles de la Reine (Cycle de Marie de Médicis) - Rubens

Notice #016639

Image HD

Série de l'image :
Rubens, Cycle de la Vie de Marie de Médicis
Auteur(s) :
Rubens, Pierre Paul (1577-1640)
Date :
Entre 1621 et 1625
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Composition mixte (allégorie et histoire)
Lieu de conservation :
Paris, Musée du Louvre
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
INV. 1773
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :

Appelé aussi « La réception de l’anneau » ou « Le mariage par procuration ».
   La cérémonie fut organisée à Santa Maria del Fiore le 5 octobre 1600, Rubens y assista. Il s’est représenté derrière la Reine, tenant une croix de procession. Voir le détail de l’image à droite.
   
   La commande faite à Rubens stipulait ceci :
    « 8. tableau. Les épousailles de la Reine.
   La Reine vêtue de blanc avec l’assistance et au conseil du grand-duc Ferdinand et de la grande-duchesse Christine reçoit l’anneau de la part du Roi très chrétien par la main de M. le Grand ; le grand-duc épouse la Reine au nom du Roi ; la cérémonie du mariage faite par le légat du pape qui les épouse en Sainte-Marie del Fiore ; la déesse Junon assistante ; l’arc-en-ciel paraît signe de noce. »
   (Bnf Ms Baluze, 323, fol. 54, transcription Foucart et Thuillier, corr. Hénin et Cojannot)
   
   Rubens n’a représenté ni Junon ni l’arc en ciel, mais, au premier plan à gauche, Hymen tenant la traîne de la mariée. L’arrière-plan est occupé par une étrange Pietà, entièrement masculine, dont il n’est rien dit ni dans le ms Baluze ni dans la description de Bellori.
   
   Le modèle iconographique dont Rubens s’inspire ici est celui du mariage, ou plus exactement des fiançailles de la Vierge. Dans la version de Jacques de Voragine, Marie reconnaît en Joseph l’élu par le fait que chacun de ses prétendants avait une baguette, celle de Joseph seule avait fleuri. Jospeh est donc parfois représenté avec sa baguette (version du Pérugin), dont la croix de procession rappelle ici en quelque sorte la forme.
   La représentation du mariage de la Vierge est depuis Raphaël et le Pérugin l’occasion d’un exercice de perspective, avec une composition frontale et symétrique. Mais les représentations plus anciennes (Giotto) sont processionnaires.