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Le moribond révolté (Rétif, Nuits de Paris, 1788, t. IV) - Sergent

Notice #006450

Image HD

Série de l'image :
Rétif de la Bretonne, Les Nuits de Paris, 16 vol. in-12°, [Londres,] 1788-94
Auteur(s) :
Sergent, Antoine François (1751-1847)
Date :
Entre 1788 et 1789
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
8-Z LE SENNE-5618 (7)
Sujet de recherche :
F. Tsang-Kwock, Les Nuits de Paris de Rétif, texte et illustration
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :
DEV-0801-000398
Date de commande :
10/04/2008
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
« Dans la rue de-l’Egyptienne, dite de-la-Jussienne, j’entendis le son de la sonnette : Un Prêtre ét un Clerc, avec les Portes-dieu marchaient sans aucune suite. Je me decouvris, ét j’accompagnai le Ministre-consolateur des Malades, repondant avec le Clerc aux pseaumes qu’il recitait. Nous montames au cinquième, dans la petite rue Verdet. C’était chés un Scieu-de-bois-à-brûler. Le Ministre fit au Malade une courte exhortation, mais édifiante : —Mon Frère : Votre vie a été innocente ét penible : Esperez dans la bonté de Dieu : vous n’avez eu que des peines en cette vie ; les biens vous attendent dans l’autre : Quand on a été, avec résignation, aussi malheureux… — Moi ! maheureux ! (interrompit le Moribond, en se soulevant) : Vous vous trompez ! j’ai été le, plus heureux des Hommes : J’ai eu la meilleure Femme, de bons Enfans ; du travail, de la santé, l’estime de mes Pratiques et de mes Voisins, qui mettaient trop de prix aux petits services que j’aimais à leur rendre : Hâ ! Monsieur ! j’ai été heureux en ce monde ! — Hébien ! (dit le Prêtre en l’embrassant les larmes aux ieux) ! c’est pour l’être encore davantage dans l’autre -. Il ne parla plus à ce Bonhomme : mais prenant le sacré Viatique, il dit avec enthousiasme : — Mon-Dieu, voici un Temple digne de vous -! Il communia le Malade, s’agenouilla, ét commença le Te-Deum, qu’il acheva en s’en retournant. Je l’accompagnai jusqu’à l’église, puis je revins chés le Malade, m’informer de sa situation : Il était mieux : Je ne pus arriver qu’à 9-heures-et-demie chés Therèse. » (Pp. 1467-1468.)
Annotations :
2. Tome IV. Planche après page de titre de la Septième partie, relative à la Nuit CXL, p. 1467, « Le Saint-Viatique ».
Au verso de la page de titre de la 7e partie, on peut lire, face à la gravure :
« [Filet]
Sujet de la FIGURE de la VII.me Partie.
Le Spectateur-nocturne, assistant à l’administration du saint Viatique : Le Moribond dit : “— Moi, malheureux ! hâ ! Monsieur ! j’ai été heureux en ce monde” !
[Filet]
☞ On prie le LECTEUR de voir l’AVIS contre les Contrefacteurs, qui est placé à la fin des Tables.
On prévient ici, qu’outre les CONTEMPORAINES, il existe deux Ouvrages d’une excellente morale ! Le I.er est intitulé, LES FRANÇAISES, ét consiste en EXEMPLES choisis, pour diriger les Filles, les Femmes, les Épouses ét les Mères : le II.d, plûs important encore, presente le Plan de l’institution d’un Lycée-des-mœurs, dans les Seances duquel des Mères-de-famille exemplaires instruiraient par des Discours, des Recits ét leur exemple, les Filles, les Jeunesfemmes, les Nouvelles-épouses, les Jeunes-mères, ét même les Mères de Grands-enfans : Les Parisiennes sont divisées en histoires interessantes, sous le titre de Caractères ; parce qu’on y expose toujours un caractère different. Les deux Ouvrages jouissent de l’estime generale ; le Dernier est le Livre de morale-pratique des Filles ét des Femmes.
✝L’Avis placé à la fin de la VI PARTIE, a prevenu, qu’on réduisait à 12 liv. cette I Livraison, annoncée à 15 liv. dans un Avis précedent. La raison de ce changement, est l’embarras de donner gratis le surplûs des XII PARTIES, pour lequel on paiera les 3 liv. retranchées de la présente Livraison. »