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La morte ressuscitée (Rétif, Nuits de Paris, 1788, t. IV) - Sergent

Notice #006449

Image HD

Série de l'image :
Rétif de la Bretonne, Les Nuits de Paris, 16 vol. in-12°, [Londres,] 1788-94
Artiste :
Sergent, Antoine François (1751-1847)
Date :
Entre 1788 et 1789
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
8-Z LE SENNE-5618 (8)
Dimensions (HxL cm) :
12,8x8
Sujet de recherche :
F. Tsang-Kwock, Les Nuits de Paris de Rétif, texte et illustration
N° de commande :
DEV-0801-000398
Date de commande :
10/04/2008
Photo sur papier

Analyse

Analyse de l'image :
« LA MORTE VIVANTE.
   Il n’était que minuit, lorsque je me trouvai devant un cimetière, que je ne nommerai pas. Je vis des Garçons-chirurgiens errer autour de la porte. J’appris d’un Homme du Voisinage, qui rentrait chés lui, qu’on avait enterré, le soir même, une Jeunefille de 18 ans. Les Chirurgiens entrèrent, lorsque je me fus retiré. Mais je les observais : Ils emportèrent la bière, après en avoir enlevé une planche, pour reconnaître le corps. Je les vis entrer dans une petite rue étroite et sale, où ils avaient un amphitheatre Ce trait ressemble beaucoup à celui que j’ai déjà rapporté ; mais les détails en sont bien différens ! La fraîcheur de la terre avait ranimé la Jeunefille ; elle soupira, dès qu’on eut ôté la planche. Les Graçons-chirurgiens n’en furent que plus empressés à l’emporter. Arrivés à leur amphitheatre secret, dans lequel était un lit, ils l’y déposèrent, ét employèrent, pour achever de la ranimer, les fomentations les plûs douces. Elle revint. Ils lui administrèrent un cordial, ét en très-peu de temps, elle recouvra une entière connaissance. Elle fut très-surprise de se voir en pareille société ! Ils la rassurèrent par les plûs grands égards. Ils lui dissimulèrent la situation d’où ils l’avaient retirée, de peur de lui causer un saisissement ; ils lui firent entendre, qu’elle avait été dans un état desespéré, qui avait obligé les Parens à la leur confier. Elle eut une seconde attaque de sa maladie, qui était causée par un developpement trop violent des facultés physiques ét morales : Ils la calmèrent d’une manière, qui n’aurait pas eu lieu chés ses Parens, mais qui était loin du crime, ou même du manque de ce respect qu’on doit aux Vierges. Elle revint de la crise ét parut calmée. » (Pp. 1721-1722.)
Annotations :
2. Tome iV. Planche après page de titre de la Huitième partie, relative à la Nuit ÇLXXII (172), p. 1721.
Au verso de la page de titre de la 8e partie, on peut lire, face à la gravure :
« [Filet]
Sujet de la FIGURE de la VIII.me Partie.
Le Spectateur-nocturne, observant des Garçons-Chirurgiens, qui enlèvent un Corps dans sa biére, dont une planche est ôtée :
“Elle soupira, dès qu’on eut ôté la planche” !
[Filet]
☞ On prie le LECTEUR de voir l’AVIS contre les Contrefacteurs, qui est placé à la fin des Tables. Ceux de Paris font faire ét debitent ; ils assurent aux Brigands la rentrée de leurs fonds ; c’est être receleur ét complice.
Parvenu, vers la moitié de cette VIII.me Partie, à la ÇLXXXVII NUIT, sans avoir employé les Faits-publiqs, je vais enfin attaquer les abus generaux. Tout ce qu’on a lu jusqu’à present, est le relevé d’un CAHIER commencé en 1767, ét même une année plûtôt : Mais j’ai laissé les faits anterieurs à cette époque. Nous sommes actuellement en 1775 ; ét cette année fournira peu : Cependant ce fut celle où je commençai de voir les BILLARDS, les ACADEMIES ét les CAFÉS : Quant aux SPECTACLES, je les frequentais dès 1756 ; mais je ne dois les apprecier qu’en 1787 ét 88. Ainsi, le grand interêt ne doit se trouver que dans les dernières Parties ; puisque j’y reünirai tout ce qui peut interesser la curiosité.
[Filet]
✝On ne paiera chaqu’une des VIII Parties que 30 sous, et 3 livres les deux, composant un Tome de 480 pages. »