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Dispute politique au café (Rétif, Nuits de Paris, 1788, t. V) - Sergent

Notice #006452

Image HD

Série de l'image :
Rétif de la Bretonne, Les Nuits de Paris, 16 vol. in-12°, [Londres,] 1788-94
Auteur(s) :
Sergent, Antoine François (1751-1847)
Date :
Entre 1788 et 1789
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Sujet de genre. Café
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
8-Z LE SENNE-5618 (10)
Sujet de recherche :
F. Tsang-Kwock, Les Nuits de Paris de Rétif, texte et illustration
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :
DEV-0801-000398
Date de commande :
10/04/2008
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
« SUITE DU CAFÉ : LES POLITIQS.
   J’avais promis à la Marquise de suivre les Cafés pendant quelques soirées. Une, entr’autres, je trouvai les Politiqs bien montés ! Il s’agissait de la revolution d’Amerique : Elle commençait alors… » (p. 2163)
    « Je m’embarrasse bien, moi, d’être bourgmestre, ou grand-pensionnaire, ou bailli, ou membre du futur Congrès ! Je ne demande qu’à posseder tranquilement ma fortune ; à… — Cela vient de ce que vous êtes trop gros ét trop gras - (lui dit un petit Homme âcre ét maigre comme M. Larcher). On rit, ét le gros Homme continua : A bien élever mes Enfans ; à bien marier mon Fils ét mes Filles, ét à me voir un jour environné de mes Petitsenfans, tous dans une belle passe. » (P. 2165.)
Annotations :
2. Tome V. Planche après page de titre de la Dixième partie, relative à la Nuit II-ÇXXXI (231), qui ouvre cette partie.
Au verso de la page de titre de la 9e partie, on peut lire, face à la gravure :
« [Filet]
Sujet de la FIGURE de la X.me Partie.
[Filet]
Le Spectateur-nocturne au Café, voyant disputer les politiques. Un gros Homme répond avec violence à un Petit-maigre, qui a parlé des Insurgens : “Et moi, je vous soutiens...”.
[Filet]
Observations sur le papier, l’impression, étlrst. [et le reste]
Je suis obligé de faire-imprimer les NUITS dans un local commode, ét chés de Bonnes-gens très-peu riches : J’en ai plusieurs raisons, dont l’integrité de l’Ouvrage est une. Je ne sais pas si l’on m’entendra : mais je ne saurais m’expliquer mieux : Il paraît que je serai obligé dans peu, de demander au Chef de la Magistrature ét de la Librairie, une autorisation, pour imprimer mes Ouvrages chés moi : c’est un droit, qu’à tous égards, je merite autant que Ceux qui en jouissent. Quand à mon papier, je paie pour l’avoir bon : Mais le commerce, en France, court à une ruine certaine, par la chèreté de la main d’œuvre, la mauvaise-foi, l’insouciance des Fabriquans, dont le Commerçant ne veut pas souffrir.
Ces NUITS ont le succès que j’en ai toujours esperé, quoique je connaisse mon siécle ét mes vils Detracteurs : C’est à leur air irrité, que je devine le sentiment du Public.
Je fais mettre à ces II Parties, une Estampe de-plûs, pour les BILLARDS, & un Portrait, que tous les Debitans ont demandé : Ce surcroît de depense, qui n’entrait ni dans mon plan, ni dans mes engagemens, m’oblige à mettre ces II Parties seulement, ét sans tirer à-consequence pour les IV autres, à quatre-livres-quatre-sous.
[Filet]
Estampe ajoutée :
Le BILLARD, VIII Partie, p. 1864.
Le Spectateur-nocturne voyant, au Billard-des-Gueux, la Nature humaine dans toute sa difformité ! “Mon grand Vaurien me parut du tripot”. »