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Roger attache son hippogriphe à un myrte (Roland furieux, Valgrisi, 1560, ch6)
Roger attache son hippogriphe à un myrte (Roland furieux, Valgrisi, 1560, ch6)

Notice #002179

Image HD

Série de l'image :
Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Venise, V. Valgrisi, 1560, con privilegio
Auteur(s) :
Dosso Dossi, Giovanni de Lutero dit (1489-90/1542)
Date :
Entre 1556 et 1560
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Montpellier, Médiathèque centrale d’agglomération Émile Zola
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Résac yd 389
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Scanner
N° de commande :
2301847
Date de commande :
31/01/2003
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Cachan)

Analyse

Analyse de l'image :

Au premier plan, Roger arrivé sur l’île d’Alcine attache son hippogriffe à un myrte qui n’est autre qu’Astolphe métamorphosé par la magicienne. Au second plan, Roger qui se désaltère au bord de l’eau après avoir ôté son casque relève la tête en entendant siffler le myrte. Le locus amoenus est signifié par le lapin et le cerf, sur la droite.    

Sur les conseils d’Astolphe, Roger prend le chemin qui doit lui permettre de contourner la ville et le palais d’Alcine pour parvenir jusqu’à la partie de l’île que contrôle sa sœur Logistille, la bonne fée. Il n’ose pas remonter sur sa capricieuse monture, qu’il mène à pied, en la tenant par le harnais.    

En haut à droite, comme Astolphe le lui avait prédit, Roger affronte une troupe de monstres commis à la garde des frontières du territoire d’Alcine. Le chef de ces monstres est monté sur une tortue.    

Sur la gauche au même niveau surviennent les deux demoiselles à la licorne qui mettront en déroute les monstres et conduiront Roger jusqu’à la cité d’Alcine, dont on distingue, en haut à gauche, les portes magnifiques sous les colonnes desquelles s’ébattent des jeunes filles. Au centre, un écuyer tient deux montures, probablement l’hippogriffe et l’alezan que les demoiselles viennent offrir à Roger. Derrière lui, une rivière et un pont, ainsi que la mention ERI pour Eriphile, évoquent le combat de Roger contre Eriphile, à la demande des demoiselles à la licorne. Ce combat, qui permettra à Roger d’accéder au palais d’Alcine, est raconté au chant suivant.

Annotations :

1. Gravure sur page de gauche, en verso, avec numéro de page en haut à gauche, 50, et en-tête centré, CANTO [SESTO., p. 51]. Argument sur la page en regard (p. 51).

3. L’édition Franceschi reprend dans le même sens cette gravure, mais ajoute une séquence au premier plan, correspondant à la fin du chant V, rompant ainsi avec l’unité de lieu. Le palais d’Alcine, représenté en haut à gauche ici, est remplacé chez Franceschi par la ville d’Alcine. Cette représentation de biais, en perspective donc, est exceptionnelle dans cette édition, qui préfère généralement les représentations de face. L’édition Valvassori privilégie comme ici Roger attachant l’hippogriphe au myrte et se reposant au bord de l’eau, mais la composition est différente.