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Les mosaïques de la basilique Sainte-Larie Majeure à Rome sont les plus anciennes mosaïques paléochrétiennes connues. La Basilique fut érigée peu après le sac de Rome en 410, pour célébrer la fin du concile d’Éphèse en 431, qui consacrait Marie comme Mère de Dieu. La construction se fit donc sous le règne du pape Sixte III.Les mosaïques du Ve siècle sont les mosaïques de la nef et de l’arc triomphal qui encadre l’abside. Les mosaïques de la nef développent quatre cycles historiques, autour d’Abraham, de Jacob, de Moïse et de Josué.Celles de l’arc triomphal s’étagent en quatre registres : en haut à gauche, l’Annonciation, puis l’annonce à Joseph ; en dessous, deuxième registre, l’adoration des rois mages ; en dessous, troisième registre, le massacre des Innocents ; en haut à droite, la présentation au Temple, puis la fuite en Egypte ; en dessous, deuxième registre, la rencontre de la Sainte Famille avec Afrodisio, gouverneur de Sotine (épisode apocryphe) ; en dessous, troisième registre, la visite des rois Mages à Hérode. A la base de l’arc triomphal, quatrième registre, à gauche Jérusalem, la Ville de l’Ancien Testament, à droite Betléem, qui ouvre aux Évangiles.André Grabar a commenté les mosaïques de l’arc triomphal dans son livre « L’empereur dans l’art byzantin ». Cette étude a été complétée (et critiquée) par celle de N. A. Brodsky, « L’iconographie oubliée de l’arc éphésien de Sainte-Marie-Majeure à Rome », Byzantion, Vol. 31, No. 2 (1961), Peeters, p. 413-504