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Renaud & Sacripant arrêtés par un valet (Roland furieux Venise Zatta 1776, ch2)

Notice #002145

Image HD

Série de l'image :
Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Venise, Zatta, 1772-1773, 4 vol. in-4°
Date :
1772
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Département Littérature et art
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
4-YD-157
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Scanner
N° de commande :
2301846
Date de commande :
31/01/2003
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
Montpellier, Inst. de rech. sur la Renaissance l’âge classique & les Lumières

Analyse

Analyse de l'image :
   La logique scénique vient ici encadrer la traditionnelle représentation performative du face à face agonistique. Tandis qu’à gauche Renaud brandit l’épée Flamberge pour briser l’écu de Sacripant, celui-ci, descendu du cheval Bayard qu’on distingue au second plan à droite, se lance en avant contre son adversaire. Au centre et derrière eux, le valet de l’ermite tente de s’interposer. Le regard du valet pénètre dans la sphère du combat entre les deux boucliers qui s’entrechoquent, comme par effraction donc. Le regard du cheval Bayard agit de même depuis la droite.    Au second plan, Angélique dans sa fuite rencontre l’ermite à qui elle demande de mettre un terme au combat de Renaud et de Sacripant. Cette rencontre est censée être antérieure à l’envoi du valet, qui en est la conséquence. Il y a là un reste de construction narrative dans l’image, qui n’obéit pas entièrement à une logique scénique, même si la partie supérieure de la gravure est occupée essentiellement par du paysage.    Il est intéressant de comparer cette gravure du dix-huitième siècle à celles de l’édition Valgrisi et de l’édition Franceschi, presque de 200 ans plus anciennes. Nous retrouvons la bipartition de l’espace, avec un épisode en gros plan en bas et en haut, une multitude d’épisodes réduits désormais au seul ornement, au paysage de la forêt. L’espace vague du dispositif scénique est le produit d’une déconstruction, d’une désémiotisation des épisodes et des territoires de l’ancien dispositif narratif, dont la bipartition était elle-même héritée des dispositifs médiévaux de l’enluminure.