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Crébillon était tombé dans l’oubli au dix-neuvième siècle. On le caractérisait comme un auteur « du second rayon ». Il a connu dans les trente dernières années un regain d’intérêt spectaculaire. Alors que les études dix-huitiémistes s’éloignaient de la critique marxiste et ne tiraient plus un prestige naturel du combat pour les Lumières et du moment révolutionnaire, il s’agissait de réévaluer un autre dix-huitième siècle, « esthétique », léger, désenchanté et désengagé, un siècle de libertinage moraliste où l’exercice et les variations du plaisir s’inscriraient comme écarts convenus dans un cadre rassurant, maîtrisé, formalisé par le langage.

Lettres de la Marquise

Portrait de Crébillon par Gautier-Dagoty

Rubrique créée par Stéphane Lojkine en 2010